Alors qu'il rentre tranquillement chez lui, Jeff Lebowski, alias le Dude (littéralement, le mec), est agressé par deux hommes qui le confondent avec un homonyme milliardaire. L'un d'eux urine meme sur son tapis, avant de s'apercevoir de la méprise. Contrarié, le Dude retrouve ses potes au bowling. Sur les conseils de Walter, le tonitruant ancien du Vietnam, il rend visite a l'autre Jeff Lebowski pour se faire rembourser. Celui-ci l'envoie promener, ce qui n'empeche pas le Dude de repartir avec un de ses tapis. Mais lorsque la jeune et tres libérée Mme Lebowski est enlevée, le Dude est réquisitionné pour verser la rançon. Le Dude for ever Coup de génie des freres Coen, The Big Lebowski, version hédoniste et hilarante du Grand sommeil, s'est nonchalamment hissé au panthéon des films cultes. Sur fond de guerre du Golfe et de bushisme (le pere), il fallait oser filmer comme des princes ces renégats du reve américain - vétéran sanguin, Gitan pervers, chômeur carburant au White Russian -, et les scenes de bowling comme des chorégraphies flamboyantes. Les acolytes du Dude, les toujours impeccables John Goodman et Steve Buscemi, jouent les faire-valoir a la perfection. Quant au rôle titre, glandeur magnifique au look californien si improbable qu'il est aujourd'hui copié (long gilet beige, sandales de plage - surtout, rien qui serre), il traîne désormais apres lui une ribambelle de fans, qui apprécient sa décontraction en toute circonstance et son refus placide du monde du travail. Il existe meme une religion qui compterait environ 450 000 dévots, et, qui, comme son inspirateur, prône le Take it easy, man.