En épousant William, prince héritier de la couronne britannique, Catherine Elizabeth Middleton devient en 2011 la premiere roturiere a intégrer la cour d'Angleterre. Scrutée de toutes parts comme l'avait été, des décennies avant elle, sa belle-mere Diana, la nouvelle princesse de Galles est parvenue - a la différence de cette derniere - a maîtriser son image médiatique, a l'ere des réseaux sociaux. Icône de mode dont l'élégance contribue au décorum royal, elle entretient une réputation de femme accessible, d'épouse et de mere parfaite, et se fond sans faire de vagues dans le protocole de la famille Windsor. La princesse Kate incarne pourtant, aux yeux du public britannique, une certaine forme de modernité. Classée par le magazine Times parmi les cent personnalités les plus influentes au monde, elle introduit a petits pas un timide brin de féminisme au sein de la dynastie. Sang neuf Convoquant journalistes et experts des tetes couronnées, ce documentaire, réalisé avant l'annonce en mars dernier, par la princesse elle-meme, qu'elle est atteinte d'un cancer, raconte l'ascension d'une jeune femme issue de l'upper middle class qui apporte un sang neuf bienvenu a la firme implacable qu'est le clan Windsor. Il donne aussi un aperçu de la machine de guerre qui se cache derriere la marque Kate Middleton - dont une équipe de communication d'une cinquantaine d'employés, qui entretiennent au quotidien les comptes de la petite famille sur les réseaux sociaux.