Négligées ou surexploitées, les prairies constituent d'excellents capteurs de carbone, entretenus, notamment, par les animaux. La résistance au changement climatique passe autant par elles que par les forets. Dans le parc tanzanien du Serengeti, les gnous fertilisent le sol de leurs déjections, favorisant ainsi la pousse d'herbes nutritives. Dans les grandes plaines nord-américaines, les chiens de prairie régénerent les sols avec le concours des bisons, sauvés de la disparition grâce aux populations autochtones.