Premier mammifere né par clonage, la brebis Dolly vient au monde en 1996. Cinq ans plus tard, c'est au tour du premier animal de compagnie de voir le jour selon le meme procédé : un chaton baptisé Copy Cat. Depuis, de nombreuses personnes, pretes a payer le prix fort, rendent immortels leurs fideles compagnons - selon une étude, le secteur connaîtrait une croissance annuelle de 11 a 12 %. Mais les chercheurs esperent surtout employer cette technique en médecine humaine, pour mettre au point de nouvelles pistes thérapeutiques. Dans l'un des principaux centres de recherche dédiés au clonage a des fins médicales, pres de Munich, Eckhard Wolf et son équipe menent des expériences sur des porcs dans l'espoir de permettre la transplantation de leur ceur a des humains, ce qui implique de modifier l'ADN des animaux afin d'éviter le rejet du greffon. Aux États-Unis, la premiere de ces xénogreffes a été effectuée avec succes en 2022, mais le receveur est décédé quelques mois apres l'opération. Quelle ligne rouge ? Trente ans apres la naissance du premier mammifere cloné, quelles avancées médicales cette technique promet-elle, et avec quels questionnements bioéthiques a la clé ? Alors que des cellules humaines sont désormais clonées en laboratoire par des chercheurs depuis une quinzaine d'années, comment et ou fixer la ligne rouge ? En Allemagne et aux États-Unis, des scientifiques dressent un état des lieux fouillé de ce vaste champ d'expérimentations.